Masturbation in utero ?

Masturbation in utero ?

Il n’y a pas d’âge pour les plaisirs solitaires ! Tenez, les bébés par exemple. Ils s’adonnent à divers types d’activités auto-érotiques dès la première année de leur naissance. Comme quoi, il n’y a pas que les mobiles et les doudous dans la vie. Source de détente, nous disent les médecins, mais aussi de plaisir, donnant parfois l’impression d’un véritable orgasme(*), ce genre d’attouchements est, semble-t-il, très fréquent durant la petite enfance, bien que peu d’études se soient sérieusement penchées sur la question. Il ressort tout de même de divers travaux qu’entre un tiers et deux tiers des lardons se seraient déjà activement tripotés avant l’adolescence ! Certains, cela dit, semblent nettement plus précoces que d’autres.

Onanisme prénatal

Deux gynécologues espagnols, les Drs Vanesa Rodríguez Fernández et Carlos López Ramón y Cajal, dans une étude parue en septembre dernier, apportent par exemple la preuve visuelle d’un bébé de sexe très masculin en train de recourir aux plaisirs solitaires dans le ventre de sa mère ! Les deux médecins ibères suggèrent par ailleurs qu’il ait pu y trouver une certaine… satisfaction. Paru dans le journal Prenatal Diagnosis, leur article présente en tout cas une série de clichés d’échographie 3D où l’on voit assez distinctement un fœtus, à trente-deux semaines de grossesse, se saisir de son pénis turgescent et le manipuler jusqu’à laisser apparaître tout le gland ! Bref, une masturbation en bonne et due forme. Ou en tout cas quelque chose qui y ressemble beaucoup !

La série de clichés prise par les Drs Vanesa Rodríguez Fernández et Carlos López Ramón y Cajal.

Querelle en blouses blanches

L’histoire en serait probablement restée là si un autre spécialiste de l’échographie, Israel Meizner, n’avait, dans une réponse pour le moins cinglante, démoli quelques mois plus tard les allégations de ses collègues. En substance, l’expert israélien y explique que les médecins espagnols ont bêtement confondu le prépuce et l’index, et le méat urinaire avec ce même index replié ! Vexés, les deux gynécologues hispaniques ont évidemment réfuté à leur tour l’analyse de leur collègue israélien. Pour eux, pas d’erreur possible. Il s’agit bien d’un cas avéré d’onanisme prénatal. Le cliché, disent-ils en substance, est le résultat d’une observation menée durant trente minutes avec du matériel de pointe. Et la scène, ajoutent-ils, a été constatée et confirmée par plusieurs autres médecins. Fin de la polémique ?

La réponse visuelle d’Israel Meizner à ses collègues espagnols

Les filles aussi !

Allez savoir. La masturbation fœtale risque en tout cas de faire partie de ces débats scientifiques qui agitent périodiquement les cénacles et symposiums médicaux, sans que l’on puisse vraiment trancher dans un sens ou un autre, si l’on peut dire. On notera en tout cas que des comportements similaires ont été observés par d’autres équipes médicales, dont un fœtus féminin se caressant la vulve à trente-deux semaines de gestation là aussi. Mais il s’agit à chaque fois d’observations isolées, et non de recherches rigoureuses sur la question. Le plus étonnant dans l’histoire, est que ce même Israel Meizner est le premier à avoir rapporté un cas d’onanisme in utero dans la littérature médicale ! Conclusion, les anges n’ont pas de sexe, les fœtus si, mais on ne sait toujours pas avec certitude s’ils le tirlipotent lors des longues et ennuyeuses soirées fœtales !

(*) Que certains parents prennent pour des coliques voire une crise d’épilepsie, ce qui les amène souvent à consulter d’urgence pédiatre ou neurologue ! Des chercheurs décrivent ainsi des cas de masturbation chez de petites filles, évoquant à s’y méprendre d’intenses douleurs abdominales. Dans un cas au moins, le diagnostic déboucha sur le recours à une urographie intraveineuse et une cysto-vagino-proctoscopie sous anesthésie générale !

Sources :

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