Sex and sex and rock and roll

Sex and sex and rock and roll

De la bête de scène à la bête de sexe, il n’y a qu’un pas. L’histoire du rock et de ses stars est ainsi une longue suite de transgressions en tous genres. Le nom même de rock and roll possède un double sens très explicite. Drugs, peut-être, sex, sûrement, rock and roll, toujours !

Chuck Berry, bête de scène et bête de sexe !

Rebelles à la scène comme à la ville, torturées et mal dans leur peau aussi, les rockstars cumulent souvent tous les excès et tous les vices : alcool, drogue, violence et bien sûr sexe. Chuck Berry fait partie de ces vedettes à la réputation dépravée et très portées sur la chose. En 1959, en séjour à Mexico, il invite une jeune fille de 14 ans à l’accompagner jusqu’au night-club qu’il détient à Saint-Louis. Pour tenir le vestiaire, affirme-t-il à l’époque ! Arrêté par la police, il est accusé par l’adolescente d’avoir eu avec elle des relations sexuelles. Vrai ou faux, l’affaire lui vaudra en tout cas cinq ans de prison. Le même connaîtra un beau succès dans les Charts avec une chanson baptisée « My Ding-a-Ling », une allusion à peine voilée à son service trois-pièces ! Il récidive cependant dans les années 90 en plaçant secrètement des caméras dans les toilettes dames de son restaurant ! Dans le genre bad boy, Jerry Lee Lewis n’était pas mal non plus. Marié six fois, dont une première fois avec la fille de son pasteur, l’auteur de Be Bop a Lulla et de Great Balls of Fire (tout un programme), épouse en troisièmes noces Myra Gale Brown qui est non seulement la fille de son bassiste et cousin, mais qui n’a que 13 ans à l’époque ! Et cela alors même qu’il est toujours en procédure de divorce. Sa très jeune épouse accouchera à peine un mois plus tard d’un petit Jerry Lee junior. Leur mariage dura treize ans. Honni par une partie de ses fans, Jerry Lee Lewis ne fut curieusement jamais poursuivi pour bigamie ou pour détournement de mineur.

Sex symbols

Pattie Boyd, d’une rock star à l’autre. Crédit : Charly W. Karl

On n’en finirait pas de raconter des histoires croustillantes sur les rock stars. Comme celle de Patti Smith, affirmant : « Chaque soir, je me donne tellement que je m’urine dessus ou que je jouis sur scène ». Ou encore, celle racontant comment Eric Clapton, devenu l’amant de la belle Pattie Boyd, la femme de son ami Georges Harrisson, finit par avouer sa relation à ce dernier. Lequel Beatle se serait contenté de lui répondre : Excellent, prends là et je m’occupe de ta petite amie ! Bien sûr, il y a une part parfois très large de légende ou d’amplification dans la plupart des récits liés aux étoiles filantes du rock and roll. C’est le cas d’une des innombrables anecdotes entourant le groupe Led Zeppelin. Connue sous le nom d’épisode du requin, l’histoire veut que les membres du groupe aient un jour ligoté et violé une de leurs nombreuses groupies en jouant avec un… requin vivant en guise de sex toy ! Certaines variantes parlent de poisson mort ou empaillé, font intervenir un ou plusieurs membres du band. Alors, vrai ? Selon Richard Cole, le road manager du groupe, dont c’était l’idée, il ne s’agissait en tout cas pas d’un requin, mais d’un banal sébaste rouge, apparemment assorti à la toison pubienne de la groupie. Laquelle admiratrice, toujours selon Cole, était très consentante et y aurait même pris du plaisir. Aucune preuve ne vient cependant corroborer le récit de Cole, mais c’est comme cela que naissent les légendes.

Censuré !

L’inconduite des rockstars ne plaît évidemment pas à tout le monde. Du coup, spectacles, pochettes de disques, tombent sous les fourches caudines de la police ou des radios un peu trop prudes. En 1955, Elvis surnommé the pelvis est ainsi menacé d’arrestation s’il se déhanche durant ses spectacles. On donne même l’ordre aux cameramen de ne le filmer qu’au-dessus de la taille ! En 1976, la RKO insiste pour que les paroles « ouvre tes ailes et laisse-moi venir en toi », soit coupées avant la diffusion de la chanson Tonight’s the Night, du sémillant Rod Stewart. En 1977, on refusera leur visa aux Sex Pistols pour leur première tournée aux USA. En 1987, ce sera au tour de George Michael et de sa chanson I want your sex d’être interdit d’antenne sur plusieurs radios américaines. Madonna, reine de la provoc sexuelle fera, elle aussi, l’objet de telles censures, et même d’un appel au boycott de la part du pape ! En pure perte évidemment.

Elvis, The Pelvis, un déhanchement ravageur et censuré !

Groupies en folie

Impossible justement de parler rock et de star system sans parler du phénomène des groupies. Les groupies, ce sont ces fans tellement folles de leur idole qu’elles le suivent à la trace dans tous ses déplacements et concerts et dont un des buts est de coucher avec lui, voire de l’épouser. Dans les années 70, Cynthia Albritton, une groupie particulièrement débrouillarde et délurée, connue sous le nom de Cynthia Plaster Caster, va jusqu’à prendre en moulage… le sexe de dizaines de vedettes parmi les plus connues. On suppose qu’elle ne les a pas fait tenir droit en récitant des prières ! Mais la reine des groupies n’est autre que Pamela Des Barres, qui raconte ses tribulations dans deux livres dont le célèbre, I’m with the band, dans lequel elle avoue s’être envoyée en l’air avec Frank Zappa, Captain Beefheart, Alice Cooper, Jim Morrison, Robert Plant, Jimmy Page (tous les deux membres de Led Zeppelin), Keith Moon, Grant Parson et l’inévitable Rod Stewart. Sacré hit parade.

Le célèbre livre de la nom moins célèbre Pamela Des Barres. Crédit : http://pameladesbarres.net

Sexuellement explicite

Quels sont les points communs entre des groupes ou artistes comme les Sex Pistols, les WASP, les Velvet Underground, les 311, le groupe grunge Pearl Jam ou encore le rappeur LL Cool J, et bien d’autres ? Le fait qu’ils jouent de la musique bien sûr, mais aussi la référence sexuellement explicite de leur nom. C’est évident en ce qui ce qui concerne les Sex Pistols, un peu moins pour les WASP (We Are Sex Perverts) et les 311 (code policier américain pour un exhibitionnisme). Les Velvet Underground doivent eux leur patronyme au titre d’un livre sado-maso trouvé sur un trottoir new-yorkais par un membre du groupe, et Pearl Jam au nom qu’Eddie, le chanteur du groupe, donnait à la confiture de sa grand-mère, mais qui s’avère aussi un mot d’argot pour sperme ! Quant à LL Cool J, son nom signifie « Ladies Love Cool James ». No comment !

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