Des rites et des ruts

Des rites et des ruts

En matière de rites amoureux, le bouquet de roses ou le souper romantique ne sont pas des standards universels. Ailleurs, on séduit de mille et une façons parfois inattendues, souvent très sensuelles.

Les rites sont parmi nous ! Naissance, mariages, fêtes, ils balisent toute notre existence, du début à la fin. Et l’amour n’échappe pas à la règle. Aujourd’hui, évidemment, un fiancé ne vient plus demander la main de sa belle, coiffé d’un chapeau haut de forme et gants blancs à la main. Mais le résultat est le même : on chatte, on drague en ligne, on échange son numéro de portable, on va manger des sushis, on sort en boîte… Tout est manœuvres d’approche et codes de séduction. En matière de rites amoureux, pourtant, nous pourrions aussi nous inspirer de ce qui se passe ailleurs dans le monde. Notamment de ces sociétés dites primitives où sensualité et originalité vont souvent de pair.

L’odeur de l’amour

Ainsi, les belles de certaines régions d’Afrique ont elles une technique très particulière pour envoûter leurs soupirants. Elles leur font respirer leur odeur intime ! C’est le cas chez les nomades Noubas du sud du Soudan. Au cours d’une danse rituelle organisée chaque année, les jeunes femmes, qui ne sont vêtues que d’une ceinture tressée, y choisissent un compagnon en posant la jambe sur l’épaule de celui-ci. L’homme n’est pas autorisé à la regarder mais le message est on ne peut plus explicite. Les couples ainsi formés se dispersent ensuite pour faire l’amour, peu importe qu’ils soient ou non mariés. Dans un autre registre plus alimentaire, on connaît aussi les amants Inuits, qui s’enduisent parait-il le corps de graisse de phoque avant de passer à l’acte bien au chaud dans leur igloo. Une fois leurs ébats terminés, les amants se rincent à grand renfort d’urine, dont la provenance ne nous est pas connue. Toujours chez les habitants du grand Nord, les femmes avaient aussi l’habitude de stimuler leur amant en enveloppant son pénis avec un fourreau en peau de phoque gelé.  

Visiteurs du soir

Moso
Crédit : Rod Waddington, Flickr

Dans la plupart des pays, ce sont les garçons qui font en général les premières manœuvres d’approche. Mais pas partout. Chez les Kazakhs du Xingkiang, en Chine, les grandes compétitions équestres sont très attendues, car elles sont l’occasion pour les filles de poursuivre les garçons à cheval, afin de se trouver un amoureux. Toujours en Chine, le peuple Na, ou Moso, est connu comme étant une société matrilinéaire. Les enfants sont élevés en compagnie de leur mère et de leurs oncles. Les femmes n’y ont pas de mari, mais des amants de passage. Quand un homme veut séduire une femme, il lui vole son chapeau. Si femme lui sourit, il est autorisé à venir la rejoindre durant la nuit.

Fantaisies amoureuses

Mais la fantaisie amoureuse de certaines peuplades ne connaît pas de bornes. Les tribus du nord de la Nouvelle-Guinée possèdent ainsi un catalogue coquin riche de soixante-dix programmes amoureux, transmis oralement depuis la nuit des temps. Avant de les mettre en pratique, les amoureux doivent d’abord se mettre d’accord sur un programme. Les discussions peuvent durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Jadis, les habitants de l’île de Chuuk, dans l’archipel des Carolines, se montraient plus fripons encore. La nuit, il était d’usage pour les garçons de se glisser en cachette dans la maison des femmes. But de l’opération, soulever leurs jupes afin de comparer leur anatomie intime ! Un jeu amoureux auquel les filles se prêtaient de bonne grâce. Les mêmes insulaires étaient connus pour une pratique sexuelle réputée dans tout le Pacifique Sud sous le nom de marteau chuukais, et qui consiste pour l’homme à frapper son pénis en érection contre le clitoris de la femme. L’orgasme est parait-il garanti pour madame comme pour monsieur, même sans pénétration. Toc, toc, toc mais qui est là ?

Gode bless America

Crédit : vandersuzy

Hollywood vous ment. Vous pensez que l’américaine moyenne parle et s’envoie en l’air comme les héroïnes de Sex and the City ? Vous avez tout faux. Hors New-York et Californie, mieux vaut éviter les sous-entendus en général et ceux à caractère sexuel en particulier. Du moins si vous ne voulez pas que vos futurs ex-amis américains ne s’enfuient en courant. Aux États-Unis, les rapports entre les sexes tiennent également souvent du 110 mètres haies. Électrifiées les haies ! Les compliments sont perçus comme une agression. En rue, vous n’êtes pas censé vous retourner sur une belle inconnue. Sauf à posséder un bon avocat. Il faut respecter les codes très stricts du dating, soit de la rencontre amoureuse, qui mènent quasi toujours au mariage. Pas de sexe avant le troisième rendez-vous au moins. Tout au plus pourrez-vous toucher une partie de la marchandise au deuxième tête à tête.

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