Symphonies en rut majeur

Symphonies en rut majeur

Lies Thru a Lens

 

Maîtresses par dizaines, filles de joie, homosexualité latente ou plus ou moins assumée… la vie sexuelle des grands compositeurs est souvent aussi fougueuse et tragique que leurs symphonies. Mais l’amour de la musique n’a jamais empêché l’amour tout court !

Franz Liszt : le séducteur

Franz Liszt séducteur
Franz Liszt, un beau ténébreux. Tableau de Ary Scheffer (1795-1858).

Une rockstar avant la lettre ! Compositeur, pianiste virtuose, beau gosse, Franz Liszt plaît aux femmes et il le leur très rend bien. Lors de ses concerts, certaines de ses groupies demandent la permission de lui baiser les doigts – ce qui est déjà un bon début – d’autres récoltent le fond de ses tasses pour le conserver religieusement dans des fioles ou se ruent sur les mégots qu’il jette par terre ! Liszt va connaître ses premiers émois sexuels à l’âge de 11 ans pour une cantatrice de sept ans son aînée. C’est dire. Grand séducteur, on lui connaît au moins huit maîtresses officielles. Mais ses succès féminins se comptent probablement par dizaines. Il fut ainsi l’amant de Lola Montez, l’une des plus sublimes courtisanes de l’époque, ou encore de la princesse Carolyne de Sayn-Wittgenstein. Ce qui ne l’empêcha pas d’être tenté plusieurs fois par la prêtrise !

Wolfgang Amadeus Mozart : un homme à femmes

Mozart était-il cet obsédé de la flûte enchantée décrit par certains ? Une chose est sûre, ce génie de la musique aime beaucoup les femmes, surtout quand elles sont jolies. On ne lui connaît par contre aucune maîtresse avérée ! Sa femme, Constance, serait restée le grand amour de sa vie. Avant de l’épouser, Mozart était pourtant tombé follement amoureux de sa sœur, Aloysia. Une passion non réciproque. Un peu plus jeune, Mozart vécut aussi un flirt qu’on suppose poussé avec sa cousine ! L’ont-ils fait ou pas se demandent encore les spécialistes. Certaines lettres de Mozart à Maria-Anna Thekla laissent en tout cas songeur. Voici comment il termine l’une d’entre elles, dans un Français hésitant mais on ne peut plus explicite : « Je vous baise vos mains, votre visage, vos genoux et votre… afin, tout ce que vous permettés (sic) de baiser ». La réponse de la cousine n’étant pas connue, on en est évidemment réduit aux suppositions sur la suite des événements.

Aloysia Weber, l’amour contrarié de Mozart. Anonyme.

Johannes Brahms : compositeur hésitant

Voilà en gros un homme qui hésité toute sa vie entre les putains et les madones ! Brahms ne s’est jamais marié. Ce n’est pas faute d’avoir essayé pourtant. Au cours de sa vie, il va tomber amoureux au moins sept fois. Jeunes demoiselles bien sous tous rapports, veuves fortunées, femmes mariées ou inaccessibles, tout lui est bon. Mais au moment où le mariage se précise, Brahms a toujours quelque chose d’urgent à faire, ailleurs ! L’homme est par contre un grand amateur de filles de joie et cela depuis l’adolescence. À l’époque, il accompagne son père dans les bordels pour y jouer de la musique ! Ce penchant avéré va le suivre tout au long de son existence. À Vienne où il réside, on prétend même qu’il connaît par cœur le prénom de la plupart des prostituées de la ville ! En plus d’un gros appétit sexuel, on suppose donc qu’il était aussi doté d’une excellente mémoire.

Piotr Ilitch Tchaïkovski : amateur de beaux gosses

Piotr Ilitch Tchaïkovski, ici avec son neveu, Vladimir « Bob » Davidov, en 1892.

Très jeune, le célèbre compositeur de Casse-Noisettes va manifester autant de goût pour la musique que pour les garçons ! Par convenance, il épouse pourtant une de ses élèves. Une catastrophe qui faillit le conduire au suicide. Il se console heureusement dans les bras de plusieurs beaux et parfois riches amants. Pas bégueule, il n’hésite pas non plus à s’amouracher, à l’occasion, d’un jeune chanteur de rues napolitain ou de son cocher ! Son homosexualité plus ou moins affichée ne va pas cependant pas lui faciliter la vie, et même probablement la lui coûter. Surpris en fâcheuse posture avec un jeune officier du tsar, Tchaïkovski aurait, selon certains, été contraint au suicide.

Ravel : l’homme sans sexe ?

Une grande énigme plane sur la vie intime de Maurice Ravel. Pas insensible à la beauté de femmes, on ne lui connaît pourtant aucune aventure extraconjugale. Ni conjugale d’ailleurs ! On ne l’a même jamais vu flirter avec qui que ce soit. Ravel était-il asexuel ? Certains en sont persuadés. D’autres voient plutôt dans l’attitude solitaire du compositeur une homosexualité refoulée. Cette absence apparente de sexe dans la vie de Ravel est d’autant plus curieuse que lui-même n’a jamais fait mystère du caractère érotique de certaines de ses compositions.

 

Sources :

 

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