Fella…quoi?

Fella…quoi?

Art de la fellation
Pewasser

Une bouche, ça ne sert pas qu’à parler ou faire la moue. La preuve avec la fellation. Pour bien des hommes, cette gâterie représente le summum du plaisir. Un brin égoïste sans doute, mais tellement vrai, du moins quand elle est bien exécutée. C’est décidé, on passe à l’oral.

Popularisée (à l’insu de son plein gré ?) par France Gall avec « Les sucettes à l’anis », et plus tard par Lio (en toute connaissance de cause cette fois-ci), avec « Banana split », la fellation, plus communément appelée pipe ou pompier, occupe une place un peu à part dans le large éventail des caresses sexuelles. Voilà en effet une gâterie aussi vieille que le monde ou presque, qui ne laisse personne indifférent, qu’on aime la recevoir ou la pratiquer, ou qu’on l’envisage avec une certaine aversion. Attention cependant à ne pas confondre la turlutte classique avec son pendant plus hard mais aussi plus délicat à accomplir, à savoir l’irrumation. Dans la fellation traditionnelle, le partenaire masculin profite de la caresse, mais reste en général de marbre, si l’on peut dire. Dans l’irrumation, il se montre au contraire très actif, et utilise la bouche de sa compagne ou de son partenaire comme un voluptueux orifice, en exécutant un mouvement de va-et-vient plus ou moins léger. Le tout est très excitant. Faites cependant attention aux mouvements un peu trop brusques en fin de parcours, car un haut-le-cœur du partenaire n’est pas à exclure.

Gorge profonde

Ce qu’il y a d’intéressant avec la fellation, c’est qu’elle peut être mise à toutes les sauces. Elle peut n’être qu’un simple hors-d’œuvre ou servir de copieux plat du jour, en cas de fatigue, d’indisponibilité passagère ou simplement pour faire plaisir. On peut la pratiquer partout et dans n’importe quelle position : dans un lit, une voiture, la cabine d’un ascenseur, les toilettes d’un restaurant, sous l’eau (méthode Loana), debout, couché, sous un bureau (méthode Bill Clinton) et même en faisant le poirier, ce qui permet d’envisager un 69 original. La turlutte possède aussi plusieurs variantes, popularisées par les films X. C’est le cas du « sourire de banane », qui consiste à introduire le phallus entre la gencive et la joue, ce qui entraîne chez le partenaire un beau et large sourire. C’est aussi le cas de la fameuse « gorge profonde », au cours de laquelle le pénis entier est introduit dans la bouche du partenaire, et qui demande un certain entraînement. Une bonne fellation ne fait évidemment pas intervenir que la bouche, mais aussi la langue, les lèvres et les mains. Elle enchaîne toutes sortes de papouilles toutes plus agréables les unes que les autres. Le pénis peut ainsi tour à tour être suçoté, aspiré goulûment, léché, mordillé délicatement, titillé dans ses recoins les plus sensibles telle la couronne du gland ou le frein du prépuce. On n’oubliera pas non plus de lécher ou caresser les bourses et le scrotum. Certaines et certains boivent même un peu de thé ou une autre boisson chaude avant de se jeter goulûment sur l’objet de leurs convoitises. Extase garantie.

Pipe à tout âge

Condamnée au Moyen Âge, longtemps réservée aux prostituées et encore interdite dans certains États américains, cette caresse bucco-génitale est-elle aujourd’hui monnaie courante ? Tout le monde n’aime en effet pas pratiquer une fellation. Et personne ne doit évidemment se sentir forcé de le faire. D’après une enquête réalisée en 2006 en France, la pratique semble en tout cas s’être popularisée, même auprès des seniors. En 1992, 48% des femmes de 55 à 69 ans disaient encore n’avoir jamais pratiqué de turlute. Aujourd’hui, cette proportion est descendue en flèche. Dans cette même tranche d’âge, elles ne sont plus que 29% à ne pas s’y livrer, alors que 30% disent désormais la pratiquer régulièrement ! C’est papy qui doit être content. Chez beaucoup de jeunes, tailler une pipe semble, selon plusieurs études, être devenu aussi courant ou presque que de se rouler un patin. La fellation n’a plus en tout cas pour eux ce caractère très intime qu’on lui prêtait jusqu’ici.

Avaler ou pas ?

Fellation avaler
Oleg Magni – Pexel

Disons le tout de suite, la turlute ne débouche pas nécessairement sur une éjaculation. Néanmoins, suivant la fougue de celui ou celle qui prodigue cette caresse, une sortie de route involontaire n’est jamais à exclure. Qu’on se rassure, le sperme d’un homme sain n’est pas toxique, et le fait de l’avaler, même à répétition, ne pose aucun problème. Il ne fait pas grossir, et n’aucun effet cosmétique sur le visage. Néanmoins, on n’est pas obligé d’aimer ça. Que faire alors ? Recracher immédiatement d’un air dégoûté serait malpoli. Une solution, se rendre à la salle de bains, et restituer discrètement le tout dans un mouchoir. Ou demander au partenaire qu’il éjacule ailleurs que dans votre bouche. A noter aussi qu’une fellation peut transmettre des maladies infectieuses et en particulier le Sida. En cas de doute, pensez préservatif.

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