Rythm and move

Rythm and move

Sans un minimum d’ondulations, la plus torride des postions du kamasutra s’avère aussi excitante qu’un rapport de la Cour des comptes. Par contre, un partenaire qui sait comment onduler du bassin et contrôler la pénétration et le glissement de son pénis, fera vivre à sa compagne, comme à lui-même, une expérience inoubliable.

À priori, le va-et-vient du coït n’a rien de bien sorcier. Un simple déplacement rectiligne et alternatif. Si ce n’est qu’une pénétration effectuée dans les règles de l’art ça s’apprend et ce n’est pas à la portée des premières bourses venues. Point numéro un : la vitesse. Rapide ou lente ? Tout dépend évidemment de ce que préfère la partenaire. Certaines femmes aiment une pénétration lente, d’autres des mouvements plus soutenus. Selon certaines études cependant, la majorité des femmes déclarent préférer un rythme varié. Les coups de reins de stakhanovistes popularisés par les hardeurs du porno ne garantissent en tout cas pas un orgasme réussi. C’est parfois le contraire. Évitez donc de sprinter dès le départ, au risque de ne pas tenir la distance ou d’occasionner des douleurs mutuelles. Le mieux est de commencer le rapport par une cadence lente puis de varier la vitesse, en alternant passages fortissimo et mouvements pianissimo. Ne pas oublier que l’absence de mouvements peut-être aussi un mouvement. Un arrêt, plus ou moins prolongé, sera même souvent bienvenu. Il mettra Madame (ou Monsieur) sur des charbons ardents et permettra à l’homme de retarder l’arrivée de son éjaculation.

L’ivresse des profondeurs

Point numéro deux : la profondeur. Pressé de faire aller et venir son pénis, l’homme n’a souvent qu’une envie, se précipiter à l’intérieur de ce fourreau si suave qu’est le vagin. Il néglige du même coup tout le plaisir d’une pénétration superficielle. Or la plupart des femmes adorent être stimulées dans le premier tiers de leur vagin, qui est aussi en général la partie la plus sensible aux caresses et la plus facile à exciter. L’homme peut d’ailleurs trouver également beaucoup de plaisir dans ce type de pénétration superficielle. Il suffit pour cela que la femme contracte les muscles de son vagin autour du gland lorsqu’il se retire. En fait, il faut savoir jouer de son pénis comme d’un sous-marin : passer de l’immersion périscopique à la plongée en eaux profondes, qui a elle aussi ses avantages : elle permet en effet au col de l’utérus de masser deux des zones les plus érogènes du phallus, le frein et la couronne. La pénétration profonde est en outre intéressante pour les femmes dont les parties sensibles sont situées plus profondément dans le vagin. Avis aux Cousteau du sexe !

Angle de pénétration

Troisième point : l’angle d’entrée. Le secret d’une pénétration bien réussie réside aussi dans la trajectoire. On peut créer des sensations nouvelles et très agréables en variant l’angle d’entrée du pénis et la direction de pénétration. Vous découvrirez peut-être ainsi de nouvelles zones sensibles du vagin propres à chaque femme. Finalement, on peut aussi varier les plaisirs de la pénétration en modifiant la façon de bouger le bassin. En roulant subtilement des hanches par exemple, en dessinant en rythme des cercles ou des huit avec celles-ci, en faisant pression à certains moments sur le pubis de la femme pour accroître son plaisir. Développer ce genre de mouvements sexy demande cependant un peu de pratique et de persévérance. Mais vous ne regretterez pas l’expérience.

Belle amazone

Pour bien faire l’amour, il faut être deux. Toute la responsabilité de l’orgasme ne doit donc pas reposer sur le partenaire masculin. En matière de mouvements et de rythme, les femmes ont aussi leur partition à jouer en s’accordant aux déhanchements de l’homme ou en lui transmettant leur propre rythme. Il n’y a pas de raison non plus pour qu’elles ne prennent pas les choses en main. Certaines positions permettent à la femme de contrôler l’inclinaison de la pénétration et de choisir le rythme et les mouvements qui lui conviennent. C’est le cas de toutes les positions où la femme chevauche l’homme, comme l’amazone ou le cheval d’Hector.

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