Huit choses que vous ne savez probablement pas sur la levrette

Huit choses que vous ne savez probablement pas sur la levrette

les secrets de la levrette
Crédit : Jim Morrison – Flickr

Vous croyez tout savoir sur la levrette ? Ce qui suit risque pourtant de vous étonner. Coup de projo sur le rétro-coït et ses étonnantes facettes !

Elle ne favorise pas la conception

Les couples qui essayent d’avoir un enfant doivent-ils privilégier la bonne vieille levrette ? Pour certains auteurs de l’Antiquité et du Moyen Âge, cela ne faisait aucun doute. Encore aujourd’hui, on lit souvent qu’il est possible de tomber plus facilement enceinte en faisant crac-crac par l’arrière (on le dit parfois aussi du missionnaire). En permettant une pénétration plus profonde, cette position favoriserait un transfert plus rapide et plus court des spermatozoïdes vers l’utérus. En plus grande quantité aussi. Toutefois, cette théorie est vraisemblablement sans fondements, si on peut dire ! Aucune étude n’a, semble-t-il, pu mettre en évidence l’existence d’une gymnastique amoureuse plus féconde qu’une autre. En tout cas certainement pas en cas de sodomie !

Ni la naissance de garçons

On s’est un temps imaginé que la levrette augmentait les chances de concevoir un garçon ! La position était censée avantager les spermatozoïdes porteurs du chromosome masculin, plus légers et plus nerveux, en les déposant plus près du col de l’utérus. À l’inverse, le missionnaire était pour sa part supposé donner plus souvent naissance à des filles, les gamètes X étant pour leur part présentés comme plus lourds et plus flemmards. Cette conception en vogue dès les années 70, et sans doute inspirée des travaux du biologiste américain Landrum Shettles, n’a jamais été confirmée. C’est même le contraire. Les recherches les plus récentes ne sont pas parvenues à détecter la moindre différence de morphologie ou de rapidité entre les spermatozoïdes X et Y.

2,7 cm de verge en plus

Pourquoi ne pas baiser comme des bêtes ? Le bonobo, un de nos cousins singes, fait bien l’amour comme un homme ! Qui plus est, cet agréable retournement de situation ne manque pas d’avantages, dont celui de permettre une vigoureuse et profonde pénétration aussi bien anale que vaginale. Selon les calculs des sexologues, l’homme y gagne en effet même 2,7 cm de verge en plus pour pénétrer sa compagne. Idéal pour ceux qui ont un engin de taille moyenne ou plus modeste. Et si on reproche parfois à la levrette son manque de romantisme, on aurait tort de lui reprocher son manque d’érotisme.

Un remède à l’anorgasmie vaginale ?

Pratiquer le coït postérieur pourrait aussi faciliter l’orgasme vaginal chez une partie des femmes à qui ce genre de réjouissance échappe généralement. Ce qui représente tout de même la plupart des détentrices d’un vagin*. C’est en tout cas l’hypothèse émise par Zwi Hoch, chercheur au Centre de thérapie sexuelle d’Haïfa, en Israël, à la suite d’une étude réalisée en 1986. Pour les besoins de celle-ci, il avait réuni un groupe de couples hétérosexuels dont les femmes se plaignaient d’anorgasmie coïtale, mais qui jouissaient par ailleurs via « stimulation génitale externe ». Le protocole de cette étude comprenait, entre autres, des exercices de stimulation manuelle de la paroi antérieure du vagin. Une fois drillés, les couples avaient la possibilité de mettre en pratique leurs acquis à la maison ! Résultat des courses, 64% des femmes ainsi entraînées, déclarèrent avoir pu atteindre l’orgasme soit en se titillant manuellement la face antérieure du vagin, soit en se faisant stimuler cette zone par l’intermédiaire d’une levrette.

* La pénétration vaginale seule ne débouche sur un orgasme que pour 21 à 30% des femmes.

Aussi le premier soir

Le premier soir, certaines et certains n’ont pas peur de montrer l’étendue de leur répertoire sexuel. Et, par exemple, 52% des Françaises ayant déjà fait crac-crac au cours de leur vie avec une personne du sexe opposé ont déjà pratiqué la levrette dès le tout premier soir ! Les hommes hétérosexuels ne sont guère en reste, cela dit. Ils sont même 32% à avoir déjà pratiqué la sodomie lors de leur premier rendez-vous sur l’oreiller. On notera toutefois que ce dernier chiffre est en total décalage avec celui des femmes. En effet, les Françaises ne sont que 14% a avoir succombé à la même tentation anale lors du premier rencart intime. Seraient-elles plus réticentes à déclarer des actes qui ne semblent acceptables, aux yeux de la morale ambiante, que dans le cadre d’une relation intime à long terme ? C’est possible. Gays et hommes bisexuels n’ont pas les mêmes pudeurs. 72% d’entre eux déclarent avoir déjà cédé à la tentation de la sodomie lors d’un premier tête-à-queue intime !

Les générations Y et Z aiment se taper un pétard

On pourrait croire les plus jeunes générations ouvertes aux expériences sexuelles plus originales. Il semble qu’il n’en soit rien. Ainsi, aux États-Unis, la classique brouette texane règne apparemment en maître chez les représentants des générations Y et Z. Selon une étude réalisée pour le compte de la marque américaine de préservatifs Skyn, ils sont 57% à plébisciter cette position, devant le traditionnel missionnaire (46%) et l’amazone (30%). Lors d’une enquête similaire réalisée en 2018, c’est déjà cette configuration qui avait obtenu le plus de suffrages parmi les personnes nées après 1980, et dans le même ordre.

Une position dangereuse

La levrette des familles est une des positions qui exposent le plus les hommes à une fracture du pénis*. C’est du moins ce que nous dit une étude brésilienne qui a analysé quarante-deux cas de fracture pénienne traités aux urgences. Ils attribuent à cette position la responsabilité de 28% des cas de fractures du pénis, derrière l’Andromaque, qui en totalise toute de même la moitié. Très douloureuse, cette pathologie est heureusement rare.

* En réalité une déchirure de certains tissus du corps caverneux.

Levrette extrême

Selon une enquête française de 2017, la levrette serait la position préférée des électeurs et électrices d’extrême-droite et d’extrême gauche ! Respectivement 84% et 83% d’entre eux l’auraient déjà pratiquée au cours de leur vie. Ils sont cependant talonnés par les personnes votant à gauche et au centre-gauche (80%). La sodomie semble par contre être nettement plus plébiscitée à la gauche de la gauche, loin devant les Français ayant un autre positionnement idéologique.

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Sources

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